« Veillez… »

Mt 24,42-51 (Jeudi de la 21e semaine de l’Ordinaire). Ce passage de l’Evangile se situe dans ce que l’on appelle le « discours eschatologique » chez Matthieu. La Passion approche et Jésus parle de la fin des temps et de l’attitude à avoir: veiller. C’est la disposition à adopter face à l’imprévisible. Nous ne maîtrisons pas l’avenir mais pouvons agir sur le présent. Veiller ce n’est pas seulement s’abstenir de sommeil mais être prêt à accueillir ce qui vient. Donc aussi discerner le positif, la présence de Dieu, dans ce qui se produit.

Ce regard confiant sur les événements à venir ne peut être de notre seul fait. Il est aussi de l’ordre de la grâce à demander.

« Si nous avions vécu à l’époque de nos pères… »

Mt 23,27-32 (Mercredi de la 21e semaine de l’Ordinaire). Comme nous pouvons nous tromper sur nous mêmes… Parfois nous surestimons nos capacités, parfois nous les déprécions. Combien il est difficile de voir les événements de notre vie dans leurs nuances? S. Augustin y est parvenu par la prière, la connaissance de la Parole  de Dieu et l’écriture de ses Confessions. Il nous montre le chemin d’un regard apaisé et plein d’espérance sur nos existences.

« Qu’est-ce que je vais demander? »

Mc 6,17-29 (Martyre de saint Jean Baptiste). En lisant l’Evangile d’aujourd’hui, on peut se demander qui perd la tête… La réponse immédiate  et la plus évidente est bien sûr: le malheureux Jean. Toutefois il  n’est peut-être pas celui qui la perd le « plus ».  Il meurt, mais contrairement à Hérode, Jean a gardé la maîtrise de sa vie. Jusqu’au bout il a conservé la cohérence de son existence.

Ainsi le récit de l’Evangile nous rappelle que la cohérence a un prix, parfois élevé, mais que son manque n’est pas gratuit non plus. Hérode est le jouet des ambitions des autres…

Peut-être avons-nous l’occasion de réfléchir aujourd’hui sur ce qui fait la cohérence de nos vies et à la place que nous donnons à ces idées. Il ne s’agit pas de chercher le « martyre »,  mais sous la bienveillance de Dieu, de donner plus de place à ce qui est vraiment important et qui nous fait vivre….

« Qu’est-ce qui est le plus important…? »

Mt 23-13-22 (Lundi de la 21e semaine de l’Ordinaire). Etre heureux ou malheureux voilà la question… Je crois que chacun se demande de temps en temps comment faire pour être heureux. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus invite ses interlocuteurs à s’interroger sur ce qui est le plus important. Nous pouvons avancer vers le bonheur, en fixant des priorités claires. Non pas simplement les priorités de l’efficacité, de la rentabilité, mais celles qui viennent de l’aspiration profonde qui nous habite. En écoutant la « source intérieure ». Cette source, c’est Dieu qui l’a fait jaillir en nous. L’attention aux autres, la lecture de la parole de Dieu, la fréquentation des sacrements, sont autant d’aides pour écouter pour écouter cette source.

« … vous n’avez qu’un seul maître, le Christ »

Mt 23,1-12 (Samedi de la 20e semaine de l’Ordinaire). Comment être cohérent? Agir en conformité avec nos paroles… Ce n’est certainement pas le problème des seuls Pharisiens. Un chemin pour essayer de concrétiser cet effort est de nous demander comment le Christ parlerait et agirait dans la situation concrète dans laquelle nous nous trouvons.

« … quel est le grand commandement? »

Mt 22,34-40 (Vendredi de la 20e semaine de l’Ordinaire). Le grand commandement? Aimer! Dans la Bible, l’amour n’est pas un sentiment mais une décision de se donner à quelqu’un qui, par là, pourra exercer des droits et des devoir sur soi. C’est quelque chose de définitif et qui engage toute la personne.
M’est-il possible aujourd’hui de me donner? A qui…?

« Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les prophètes… »

Jn 1, 45-51 (Fête de s. Barthélemy). Nous voilà dans la 5 scène qui raconte l’appel des premiers disciples dans le premier chapitre de l’Evangile de Jean (vv 35-37; 38-39; 40-42; 43-44; 45-51). L’accomplissement de la Loi et des prophètes se révèle dans un bled perdu. Le Messie se révèle par des détails: il a vu Nathanaël sous le figuier avant de l’avoir rencontré. Ce faisant, Jésus montre sa connaissance et reconnaît celle de Nathanaël. Il n’est question ni de combats, ni de révélations extraordinaire. C’est un ordinaire « habité », dans lequel la Parole et l’attention ont une place, qui permet de reconnaître la présence du Sauveur. Une invitation a porter un autre regard sur l’ordinaire de notre quotidien…

« Ceux-là, les derniers venus… »

Mt 20, 1-16 (Mercredi de la 20e semaine de l’Ordinaire). Les premiers ouvriers étaient sûrs d’avoir tout bien fait; ils avaient convenu d’un bon prix pour leur travail. Et voilà qu’au moment de la paie, ils découvrent que ceux qui ont moins travaillé, sont mieux payés qu’eux. On comprend leur sentiment d’injustice. Pourtant si le propriétaire souhaite porter une attention aux plus faibles, libre à lui. Dieu ne mesure pas la quantité, ni la durée, mais la disponibilité…

« … il est plus facile à un chameau… »

Mt 19,23-30 (Mardi de la 20e semaine de l’Ordinaire). L’image du chameau qui ne peut pas passer par le chas d’une aiguille ne met pas tant l’accent de la richesse en tant que telle en évidence. Il s’agit plutôt de mettre en garde contre la fausse sécurité qu’apporte la possession… En effet, le chemin qui conduit à la vie est celui des relations…

« Si tu veux être parfait… »

Mt 19, 16-22 (Lundi de la 20e semaine de l’Ordinaire). Nous sommes devant le récit d’un appel qui échoue. Pour suivre le Christ, il faut vivre une forme de disponibilité. La question que nous pose le texte de l’Evangile de ce jour, est peut-être de découvrir à quelle disponibilité nous sommes appelés aujourd’hui… »