« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui »

Jn 6,52-59 (3e Vendredi de Pâques). D’ordinaire, nous assimilons la nourriture que nous mangeons, elle « devient partie » de nous. Elle nous permet de développer ce que nous sommes.

Dans ces quelques versets de l’évangile, le Christ nous dit que consommer sa chair et son sang, nous assimile à Lui. C’est le monde à l’envers. A la fois nous sommes de ce monde… et pas seulement. Notre vie devient mystérieusement vie de Dieu. A travers tout ce que nous faisons, nous engageons Dieu. Lourde responsabilité. Comment prendre la mesure du fait que par nos paroles, par nos actes, Dieu a part à ce monde, aujourd’hui, là où je suis…?

« Je suis le pain de la vie »

Jn 6,44-51 (3e Jeudi de Pâques). Une telle affirmation de Jésus ne pouvait que scandaliser son auditoire. Tous croyaient si bien connaître le fils de Joseph… L’incompréhension nous renvoie à l’Ancien Testament avec l’incompréhension du peuple. Le pain fait allusion à la mane et l’Incarnation à la nécessité de libérer ce peuple qui préfèrerait rester là où il est.

Le Christ conduit vers une liberté, mais pour y parvenir il faut être prêt à lâcher de fausses évidences, Lui faire confiance et se laisser guider. Un défi quotidien…

« Voici les signes… »

Mc 16,15-20 (Fête de s. Marc). Tous les signes qu’énumère Marc manifestent davantage de vie et de liberté. Les entraves et les menaces n’ont plus de prise. Le rôle des témoins du Christ est de poursuivre son action vivifiante et libératrice.

Moi aujourd’hui, comment puis-je porter ma part à ce progrès de la vie et de la vraie liberté, avec l’aide du Christ?

« Comme ils parlaient encore, lui-même était là au milieu d’eux »

Lc 24,35-48 (3e Dimanche de Pâques). Remués par l’expérience sur le chemin d’Emmaüs, les deux disciples racontent ce qu’ils ont vécu aux Apôtres. Ils parlent et le Ressuscité est là au milieu d’eux. Et ce n’est pas une vision… L’expérience de la Résurrection conduit à une nouvelle attention au réel et à une nouvelle compréhension des Ecritures.

Le sens de cette rencontre physique des apôtres avec le Ressuscité est complémentaire pour nous et pour Luc. Aux yeux de Luc, elle confirme les Ecritures. Pour nous, elle signifie que la réalité de la présence du Christ s’inscrit dans le concret de l’existence. Par la Résurrection, notre banal quotidien (voir, manger, toucher) devient le témoin d’un déjà et d’un pas encore de la gloire. Toute réalité humaine peut « désigner » la présence du Christ ressuscité.

« Déjà il faisait nuit… »

Jn 6,16-21 (2e Samedi de Pâques). Tout semble décalé dans cet Evangile. Jésus n’est pas avec ses disciples, Il les rejoint en marchant sur les eaux et aussitôt la barque atteint le rivage. Le temps est accéléré. Ce passage est comme le condensé de la traversée de la Mer Rouge et de l’entrée en Terre Promise. Les disciples sont le nouveau peuple que Dieu conduit à la liberté.

« Où pourrions-nous acheter du pain…? »

Jn 6,1-15 (2e Vendredi de Pâques). Jésus met Philippe à l’épreuve. Qu’attend-il de ce « test »? La réponse n’est pas simple, mais en regardant quelques versets plus hauts dans l’Evangile de Jean, nous voyons que dans la guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda, Jésus avait commencé par poser une question. Ainsi Il veut voir où en est son interlocuteur. Celui-ci doit se situer dans la réalité qui est la sienne. Ce n’est qu’ensuite, que le Christ agit sur cette réalité.

Nous ne pouvons faire l’économie de cette prise de position face aux questions que soulève notre vie concrète. C’est aussi notre « mise à l’épreuve » pour permettre l’action du Christ.

« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique… »

Jn 3,16-21 (2e Mercredi de Pâques). C’est probablement l’une des phrases les plus importantes  de l’Evangile. Le Fils est là dans le monde pour que le monde soit sauvé. En donnant son Fils, le Père se rend en quelque sorte « vulnérable », tout comme le Fils se rend vulnérable en devenant homme. Par l’expérience du Fils, et l’amour du Père, la « blessure » devient une réalité vécue par Dieu. Ainsi Dieu se fait proche d’une expérience quotidienne de l’humanité. Ceci nous invite à porter un autre regard sur nos propres fragilités et celles des autres… par amour…

« … qui nous roulera la pierre? »

Mc 16,1-6 (Vendredi de Pâques). Voilà une évidence… Le tombeau est scellé, comment s’y prendra-t-on? La question est justifiée et pleine de bon sens. Mais une fois arrivées, les femmes se rendent compte que l’interrogation n’est plus actuelle. La réalité est à la fois plus simple et plus compliquée: Son corps n’est plus là.

Combien de fois nous torturons-nous à trouver des réponses à des questions qui, en fait, ne se posent pas? Nous avons tous appris que pour « faire au mieux », il faut envisager toutes les possibilités. Cela est plein de sagesse mais ne peut jamais saisir toute la complexité du quotidien. Croire c’est oser le pas qui permet la confiance en l’action de Dieu dans l’imprévu.

Une phrase d’un jésuite hongrois, Gabriel Hevenesi formule magistralement la tension entre « faire » et « laisser faire » : « Mets ta confiance en Dieu comme si tout dépendait de toi et non de Lui et livre-toi à l’action comme si tout dépendait de Lui et non de toi »…

Messes durant la semaine

Tous les  mardis, mercredis
et jeudis, à 18 h 45 (Av. du Mail 14 au 2e étage)

Ceux qui le souhaitent se retrouvent pour célébrer avec les jésuites de Saint Boniface.

Un rendez-vous avec la Parole Dieu

Un moment pour rendre grâce.

Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie.
Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.
Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer,
gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.

Philipiens, 4,4-8